Crowdfunding, une solution trop facile?

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crowdfunding illustrationPetit article « coup de gueule », ça faisait longtemps mais l’actualité s’y prête :

CrocStarter : le crowdfunding pour INS/MV génération perdue

Chtulu : 7ième édition VF sur ulule

La deuxième édition de Vampire le requiem devrait être proposé à la souscription au printemps d’après la page facebook associée

préambule : c’est quoi le crowdfunding

Il s’agit de financement participatif. Pour résumer et en simplifiant un petit peu, quelqu’un qui souhaite avoir un financement pour un projet quelconque peut choisir au lieu de faire appel à sa  banque, de faire appel à son futur public et ainsi récolter les fonds nécessaires.

Je ne suis pas un véritable expert en crowdfunding mais je m’y suis interessé dans le cadre de mon propre projet de création de jeu de rôle (SuperSix) et la plupart des souscription (recherche de dons pour un financement participatif ou crowdfunding donc) fonctionne de la manière suivante :

  • Le créateur d’un projet crée un espace sur une des plateformes existantes (ulule, kickstarter, kisskissbankbank ou autre)
  • Un projet se compose d’une description, d’un montant à financer , d’une durée de financement,de paliers et de contre parties.
  • Le montant à financer est la somme que le créateur de projet souhaite obtenir, la durée de financement est la durée durant laquelle les gens vont pouvoir donner,le palier est une somme fixe, qui lorsqu’elle sera atteinte, procurera un bonus à tous les donateurs (par exemple, si j’atteints 1000€, en bonus vous avez le prochain supplément qui sortira également), et enfin les contreparties sont les sommes que chaque donateur peut donner et la récompense qui va avec (pour 5€ vous avez le pdf, pour 30 le livre de base, pour 200 la version collector avec les dés spéciaux etc etc etc)
  •  Durant la durée de financement, les gens donnent et en fin d’opération, soit le montant n’est pas récolté en totalité et le projet ne se fait pas (ça dépend des plateformes mais en général il n’y a pas de coût pour le donateur) soit le montant à financer est atteint, le projet se lance et à la fin de celui ci les contreparties sont envoyés aux donateurs.

 le crowdfunding, eldorado des indépendants?

Lorsque l’on parle de crowdfunding, je ne peux m’empêcher de penser à MyMajorCompany (surement un des pionniers du genre) et à l’artiste Grégoire, autant je n’aime pas sa merde musique autant c’était un musicien qui n’aurait pas forcément pu percer grâce aux maisons de disques habituelles et le financement participatif fut pour lui une vraie aubaine.

Je pense que c’est pareil dans le milieu du jeu de rôle, je vois le crowdfunding comme un potentiel miracle pour l’auteur de jeu de rôle qui souhaiterai publier son jeu et qui n’arriverait pas à passer par le biais d’un éditeur , le financement participatif permet ainsi à de nombreux projets inconnus de parfois trouver leur public et je trouve que c’est une excellente chose, les seuls problèmes que je vois étant d’une part le problème de confiance (pourquoi je donnerai mon argent à un inconnu, même de talent?) et la présence de gros éditeurs (mais j’y reviens plus loin)

le métier d’éditeur

L’éditeur (ou publisher en anglais) et celui qui publie le jeu de rôle , un peu l’équivalent de la maison de disque quelque part.

A mon humble avis, un éditeur possède à minima les rôles suivants :

  • Choix du livre : il décide qui ou quoi sera publié ou pas en son nom
  • Fabrication du livre : relecture, mise en page / forme , rajout d’illustrations si nécessaires, travail de fond sur l’oeuvre , discussion avec l’auteur etc etc
  • Commercialisation du livre : fixe le prix et le tirage du livre, LE FINANCE, EN FAIT LA PROMOTION

En conclusion, ce qui me hérisse le poil en crowdfunding

OK j’avoue, il s’agit un peu de jalousie, car je souhaite moi aussi profiter du financement participatif néanmoins j’ai l’impression que quand un éditeur majeur du secteur du jeu de rôle (Sans Détour pour ne pas les citer) fait appel à cette solution de financement là, c’est un peu la solution de facilité.

Au delà de la qualité intrasèque de cette 7 ième édition VF (traduction d’un jeu existant + peu de nouveautés mais ça n’engage que moi), impression que les éditeurs se déchargent d’une partie de leur boulot en zappant la partie étude de marché > prise de risque éventuelle > financement en passant direct par le crowdfunding

Résumé
Nom de l\'article
Crowdfunding , une solution trop facile?
Description
Rapide coup de gueule sur la pratique de certains en matière de jeux de rôle et de crowdfunding
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3 Commentaires sur "Crowdfunding, une solution trop facile?"

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Mémoire de joueur
Invité
Humm … Oui commencer un commentaire par Humm ça ne rime à rien, mais ça sert aussi a exprimer une hésitation. Je comprends tes hésitations, d’ailleurs tu dis que ce article est un coup de gueule mais finalement ton propos est plutôt modéré. Il est vrai que voir le crowdfunding comme un eldorado c’est une erreure, il ne faut pas voir là une mane financière sans fin où n’importe quelle – bonne – idée peut trouver un débouché glorieux. Mais il y a des avantages avec le crowdfunding, comme par exemple consitituer une base de fans autour d’un jeu ou… Read more »
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[…] plus ou moins à chaud à ce qui s’annonce d’ors et déjà pour un échec pour le crowfunding de la deuxième édition de Vampire le Requiem sur […]

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